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Les gouvernements provinciaux constituent un obstacle majeur à la construction d’habitations dont le Canada a besoin, selon le rapport.

Le rapport attribue la pire note en matière de logement à l’Alberta, suivie de près par l’Ontario et le Québec.

Ottawa, ON, le 29 mai 2025 — Le Canada doit construire des millions de nouvelles habitations au cours des cinq prochaines années pour remédier à la crise du logement abordable. Pourtant, un nouveau rapport attribue des notes médiocres aux gouvernements provinciaux quant à la mise en œuvre des réformes nécessaires à cet objectif.

Le plan détaillé pour améliorer le nombre et la qualité des logements évalue les progrès des gouvernements provinciaux et fédéral au regard des 140 recommandations politiques formulées en 2024 par le Groupe de travail pour l’habitation et le climat. Aucune province n’a obtenu une note supérieure à « C+ ». Le Québec a obtenu une note globale de « C+ », mais avec des résultats faibles dans les catégories de légalisation de la densité et de l’amélioration des codes du bâtiment.

« Le Canada a besoin de plus d’habitations, mais pas n’importe lesquelles : elles doivent répondre aux besoins actuels — être abordables, adaptées aux changements climatiques et résilientes face aux inondations, feux de forêt et vagues de chaleur », a déclaré L’Honorable Lisa Raitt, ancienne cheffe adjointe du Parti conservateur du Canada et coprésidente du Groupe de travail. « À l’heure actuelle, aucun palier de gouvernement n’en fait suffisamment pour que ces habitations voient le jour. »

« Les gouvernements provinciaux détiennent une grande partie des leviers politiques liés à l’habitation et doivent prendre leurs responsabilités », a ajouté Mike Moffatt, directeur fondateur de Missing Middle Initiative, membre du Groupe de travail et auteur du rapport. « Plusieurs provinces dénoncent la crise de l’habitation, mais peu passent à l’action. Sans réformes significatives à tous les paliers de gouvernement, nous ne parviendrons pas à construire les logements nécessaires aux Canadiens. »

Le rapport évalue la performance des gouvernements fédéral et provinciaux selon cinq critères définis par le Groupe de travail, en 2024, pour répondre à la crise du logement abordable : la légalisation de la densité, l’amélioration des codes du bâtiment, l’accélération de la construction industrialisée, l’évitement de la construction dans des zones à haut risque, et le comblement des lacunes du marché.

Le gouvernement fédéral a obtenu la meilleure note globale « B », notamment grâce à l’adoption de plusieurs recommandations clés du Groupe de travail : incitatifs fiscaux fédéraux pour la construction de logements locatifs, la location de terrains fédéraux pour y bâtir des habitations, et des mesures incitatives en faveur de réformes de zonage municipal, qui ont eu un impact positif sur l’offre de logements. 

Les provinces, qui contrôlent des leviers essentiels comme les lois encadrant les frais de croissance, les codes du bâtiment et la réglementation municipale, ont réalisé des progrès inégaux :

  • Le Québec a obtenu un « C+ », mais avec une bonne performance (B+) dans l’évitement des zones à risque. La province impose une des interdictions les plus strictes en matière de construction dans les zones inondables. En juin 2024, elle a publié un projet de règlement élargissant de 30 à 40 % les zones protégées contre les inondations.
  • La Colombie-Britannique, également notée « C+ », a adopté des réformes audacieuses comme l’assouplissement des exigences en matière d’issues de secours pour les appartements, mais les redevances municipales en hausse et les délais d’approbation (les plus longs au pays) freinent les progrès.
  • L’Ontario, notée « C », a fait des avancées pour construire dans des zones plus sécuritaires, mais a obtenu de faibles scores dans la création de logements abordables, la densification urbaine (unités par lot) et la maîtrise des frais de développement excessifs.
  • L’Alberta a reçu la note la plus basse « D+ », n’ayant pas modernisé ses codes du bâtiment, ni encouragé la construction industrialisée, ni réglementé la construction dans les zones inondables, et ce, malgré des réformes municipales judicieuses à Calgary et Edmonton.

 

« Les réformes provinciales sont souvent accompagnées de véritables “pilules empoisonnées” : des hauteurs maximales trop contraignantes, des taxes élevées, et des délais d’approbation trop longs, ce qui rend ces réformes inefficaces », souligne Mike Moffatt. « Résultat : les mises en chantier ont chuté de plus de 30 % en Ontario et en Colombie-Britannique, au premier trimestre de 2025, par rapport à 2024. »

Le rapport demande également un leadership fédéral renforcé, incluant une plus grande transparence autour du Fonds pour accélérer la construction de logements, et la création d’une Initiative nationale de cartographie des aléas afin d’éviter la construction dans des zones à risque d’inondation ou d’incendie de forêt.

Alors que la crise du logement continue de s’aggraver, le rapport appelle tous les gouvernements à agir maintenant pour permettre l’émergence d’un parc d’habitations abordables, à faibles émissions de gaz à effet de serre et résilientes.

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CONTACT
Catharine Tunnacliffe
Consultante en communications et relations médias
ctunnacliffe@gmail.com
647-624-6279

À propos de Mike Moffatt
Dr Mike Moffatt est le directeur fondateur de Missing Middle Initiative, à l’Université d’Ottawa, et co-animateur du balado The Missing Middle.

À propos de Missing Middle Initiative
Logée à l’Institut de l’environnement de l’Université d’Ottawa, Missing Middle Initiative explore les obstacles qui empêchent les jeunes Canadiens et les nouvelles familles d’accéder à la classe moyenne urbaine, ainsi que les solutions politiques pour y remédier.
missingmiddleinitiative.ca

À propos du Groupe de travail pour l’habitation et le climat
Créé en 2023, ce groupe réunit des experts en logement, finance, urbanisme et politique climatique. Il vise à formuler des recommandations concrètes, non partisanes, pour relever les défis liés à la pénurie de logements et à la crise climatique.

À propos de More and Better Housing
More and Better Housing Canada est une initiative à but non lucratif qui vise à identifier des solutions politiques pour ajouter 5,8 millions de nouvelles habitations abordables, à faibles émissions de carbone et résilientes d’ici 2030.